dimanche 8 mars 2009

L'arrivé des girafes

Oui, les girafes sont là. Les déménageurs étaient censés de les amener à 9:30 vendredi matin. Je me suis donc réveillée à 8:15, car je voulais passer quelques coups de fil avant. A 8:30, je suis sortie du lit et j'ai passé 15minutes dans la douche ce qui me n'a pas vraiment trop réveillé. Dans ma petite robe de chambre, je suis allée dans la cuisine pour me faire un café et en attendant, j'ai regardé comment mes géraniums poussent derrière la fenêtre. C'est mon activité mentale de matin. J'ai entendu un petit bruit dehors, bip-bip-bip, pas vraiment comme un alarme d'une voiture, mais plutôt comme un camion ou un bus qui recule. Comme c'était le matin, je me suis pas posé la question qu'est-ce que peut bien un bus faire dans notre rue-cul de sac, mais j'ai juste regardé dehors. Il était là: un gros container sur un grand camion blanc. Vous le voyez, le même container qu'on a chargé deux mois auparavant devant notre maison dans la rue Lachmann.

...et qu'on a peut être vu à Valparaiso...

Je me suis habillée à moitié avant que le gardien a appelé et j'ai terminé avant que les déménageurs sont montés. 45 minutes en avance. Et vous savez pourquoi? Juste pour me dire qu'ils doivent attendre le gars avec des pinces qui coupera la sceau.

Dans 45 minutes, le gars avec des pinces est arrivé et on a pu pincer le container. Dans l'heure suivante, j'ai pu commencer à regretter qu'on a résisté aux appartements de 180m2 à Vitacura qui coutaient quatre fois plus cher que notre appart. Mais après, on s'est mis à déballer doucement des cartons et parmi tout le papier, les têtes de girafes sont sorties. La grande girafe avait un peu les oreilles aplatis sur la tête, mais sinon, toutes les deux se sont portées bien. Elles ont eu beaucoup de succès chez les déménageurs. Aussi, ces derniers, se sont un peu étonnés pourquoi on a six paires des skis.



Les girafes ont jeté un coup d'œil sur notre appartement faisant semblant qu'elles ne comprennent pas pourquoi il y a la vaisselle de Grenoble partout sur la table (eh oui, la cuisine est trop petite...)


...après, elles ont regardé le salon, mais elles ont trouvé qu'il est aussi un peu trop plein...








Puis elles sont allées voir les chambres...


















...pour essayer de s'y cacher en prétendant qu'elles ne sont que un pair des skis de plus! Ah, ces girafes feignantes du Cosmonaute! Et imaginez que le Cosmonaute passe tout le mois de mars au Télescope et c'est donc moi qui se tape le rangement de tout le déménagement.

...au final, elles ont essayé de se sauver sur un vélo...



















...mais vraiment à la fin, on était content de se retrouver tous.
Oui, je sais, j'arrête avec ce humour de girafes. Mais qu'est qu'il reste à une personne face à face à 60 cartons...

A part le déménagement, c'était le serrurier qui était censé de venir vendredi à 11heures pour changer la serrure de la cave. A 13heures, un garçon est venu sans outils jeter un coup d'oeil à la porte de la cave et il m'a dit que le serrurier pourrait passer vers 15 ou 16 heures. N'importe quand dans l'après midi, quoi. Comme moi, j'ai eu bien envie de passer dans l'après midi chez Mathilde, notre voisine grenobloise, j'ai proposé qu'ils m'appellent 10 minutes avant que le serrurier arrive. Le garçon a dit que dans le cas que j'étais obligée de sortir, le serrurier pouvait venir lundi. J'ai refusé, car je pars en vacances lundi, et je me suis dit que je vais me passer de mon envie de passer chez Mathilde.

A quelle heure le serrurier est-il venu, je ne me souviens pas. Je sais que dans le moment de son arrivé, j'appelais déjà pendant une demie heure le service clients de Sodimac d'où ils étaient censé de nous livrer une planche qui couvrirait notre meuble de la cuisine. On a commandé cette planche le 14 février, le jour de St. Valentin, et le jour J de la livraison, c'était ce vendredi. Mais elle n'arrivait pas. Du coup, j'ai appelé le service clients de Sodimac où ils ont coupé notre planche...enfin, pour être précise, on a voulu une planche 68 à 61cm avec un trou au milieu pour y mettre la cuisinière à gaz. Tout le monde qui a un four dans un meuble de la cuisine et une cuisinière au dessous, sait de quoi je parle. Mais faire un trou au milieu d'une planche, semblait impossible aux artisans de Sodimac, ce que je veux bien croire, car il ne savait non plus faire des planches plus courts qu'un mètre. J'ai appelé le magasine et je me suis fait connecter à droit et à gauche, car notre planche était à la fois un projet et à la fois un livraison et du coup, personne n'était vraiment responsable. "Mais c'est vraiment un commande très spéciale", tout le monde disait. "Oui, très spéciale" répondais-je ironiquement en pensant à une planche en bois super spéciale et la seule chose qui m'a fait garder le sourire aux lèvres était que j'imaginais déjà comment je le raconte sur le blog. Parfois, ils se sont trompés en connections et j'étais reconnectée avec la centrale qui m'a demandé où j'ai commandé cette planche pour me mettre pendant cinq minutes sur l'attente où j'ai pu écouter un chanson très triste chanté par un voix féminin très aigu mon cœur je t'aime plus que tout. Au bout d'une demie heure, une personne qui s'est présentée comme Fernando a répondu et il semblait que c'est lui qui va m'aider. Il m'a demandé qui a commandé cette planche. Dans le moment que j'ai prononcé le nom, la ligne a été coupée.

Ne perdant pas d'espoir, je me suis reconnectée à mon coeur je t'aime plus que tout. Cette fois, j'ai eu un peu plus la chance et au bout de cinq minutes, j'étais connectée avec Fernando. "C'est encore moi.", j'ai dit: "Ils nous ont coupé." "Mais non, c'était pas ça" a dit Fernando: "J'ai marché et j'ai donné accidentellement un coup de pied au téléphone." Heureuse que je parle avec un professionnel, j'ai répété le nom du Cosmonaute. Je dois faire une petite parenthèse là. En France, personne n'était pas capable de se rappeler de mon nom ou même de le prononcer et alors que le nom du Cosmonaute était un nom quelconque, au Chili. Ici, la situation a changée. Mon nom surprend les Chiliens qu'au niveau de nombre des noms. Ayant qu'un nom et un prénom, je semble aux Chiliens pas assez nommée. Par contre, le nom du Cosmonaute est imprononçable et imémorisable. D'habitude, les Chiliens se simplifient la vie en le nommant Guilermo Montaña. "Ah oui, Guilermo Montaña.", a dit Fernando: "On vous a livré hier, mais personne n'était à la maison." C'est grave, ne pas être à la maison, au Chili, car ici, il y a toujours quelqu'un à la maison, c'est pour ça qu'ils n'ont pas besoin des boîtes à lettres. Qui s'exciterait donc à prévenir que le livraison s'effectuera la veille de jour J.

La planche est venue vers huit heures de soir. J'étais contente qu'au moins dans la cuisine, je pourrai ranger un peu des choses et qu'on ne sera plus obligés d'avoir la cafetière par terre.

Grand erreur. Je vous i dit que c'était une planche qui n'arrivait pas. Et bien, elle n'arrive pas à aller sur le meuble. Il va falloir la raccourcir, faire un trou pour la cuisinière et une autre pour le robinet de gaz. Je me suis donc contentée à déballer les outils du Cosmonaute qui l'attendent à son arrivé pour qu'il puisse profiter aussi un peu.

Voilà, c'est tout. Qué les vaya bién, car demain, je me casse pour deux semaines au nord pour des vacances. Je vais faire des jolies photos pour vous!

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